voici un mot laissé par son ami et à la fois son manager...
"je n'oublierai jamais la prmeière fois ou je t'ai entendu chanter. J'étais devant mon téléviseur et toi sur le plateau de Star Ac. "Il est incroyable, ce gamin", ai-je pensé.Alors chef de projet chez Mercury, j'ai insisté pour m'occuper de toi à ta sortie du chateau. Notre première rencontre, en janvier 2005, a été filmée pour les besoins d'un documentaire. Qu'est ce qu'on s'est marrés il y a 3 mois en revisionnant ces images! ca a tout de suite collé entre nous. Très vite, il a fallu enregistrer l'album, faire les photos, tourner les clips...Nous nous sommes vu tous les jours pendant 2 mois et demi. Je te l'ai dit de ton vivant, je te le répète: tu as été génial parce que tu m'as tout de suite fait confiance. Tu étais exigent, certes, mais envers toi-meme. Les textes avaient pour toi une grande importance. Tu en voulais pas chanter n'importe quoi. Vainqueur de la Star Ac, tu as assumé les paroles des titres A corps perdus ou Ecris l'histoire, à ton age, alors que tu étais malade de la mucoviscidose: c'est d'une force et d'une maturité incroyables! Quitter Universal fin 2006 pour me consacrer à toi et devenir ton manager fut donc très naturel. J'étais ton "poto", tu étais mon petit frère.
Je n'oublierai jamais l'Olympia, ces moments ou ej me tenais à proximité de la scène. Tu mettais tes retours dans tes oreilles, prenais ton micro et nous restions 30secondes ainsi, les yeux dans les yeux, sans se parler... Et comment ne pas penser à nos délires? Nore concours de grimaces un soir dans un restaurant de Montréal, ou nous tournions le clip d'A corps perdus, nos fausses engueulades sur les plateaux télé juste pour voir la tete des gens autour de nous... tu dévorais la vie à pleine dents et tu espérais que, grace à la loi antitabac, tu pourrais aller plus souvent au restaurant ou en boite de nuit.
J'avais remarqué que tu étais plus faible depuis quelques mois. Mais, des périodes difficiles, tu en avais déjà traversé plein. Et à chaque fois, tu reprenais le dessus. Alors je me suis dis que tu allais encore en baver, mais que tu t'en sortirais. Je n'ai pas vu cette fin inéluctable. "C'est dur, grand frère, mais je ne lache pas. Ne t'inquiete pas. je t'aime" m'as tu écris dans ton dernier SMS. Et puis la veille de ton décès, lorsque je suis allé te voir j'ai réalisé. je ne t'avais jamais vu si mal en point.Nous sommes nombreux à avoir pris ton décès comme un uppercut en pleine gueule, car tu as gagné un grand combat: celui de nous faire oublier que tu étais malade.
la dernière année de ta vie aura été magnifique. Professionnellement, avec une tournée solo et 4 olympia à guichets fermés. Et sentimentalement. Tu as rencontré ton eptit ange. Vous étiez heureux et aviez plein de projets. Malheureusement, vous avez été affectés par des ragots qui mettaient en doute votre amour. Ca t'avais blessé. Alors à tous ces gens là j'ai envie de dire merde.
Sache, Greg, que je ne laisserai pas tomber ta famille à laquelle tu m'avais intégré et que je continuerai à appeler ton père "papa". je vais poursuivre ton combat contre la maldie, faire partie d'une nouvelle fondation qui te sera dédiée et continuer à travailler avec la maison de disques pour que tu ne meures jamais. J'essaie de tenir le coup: je sais que, si je craquais, tu serai capable de redescendre pour me foutre un coup de pied au cul! je t'aimerai toujours petit frère."